Naturopathie

Il existe en chacun de nous un « moteur » qui nous maintient en vie par tous les moyens, quels que soit les aléas, quitte à provoquer toutes sortes de symptômes.

C’est la Force Vitale!

La Force Vitale est le principe même de la vie et de l’énergie qui en découle. C’est une notion essentielle pour le naturopathe qui doit savoir bien l’évaluer pour pouvoir proposer la cure adéquate.

Lorsqu’elle est suffisante, mais que l’organisme est intoxiqué, c’est une cure de détoxification qui sera proposée,

lorsque celle-ci est insuffisante il faudra d’abord revitaliser.

Que signifie exactement la « Force vitale » ?

La Force Vitale, appelée aussi énergie vitale, vitalité ou force d’auto-guérison est présente sous d’autres termes dans de nombreuses cultures :

  • En chine on parle de « Chi »
  • En Inde « Prâna » (le souffle)
  • Au Japon le « Ki »
  • En Egypte le « Ka »
  • En Grèce le « Pneuma »
  • Chez les arabes on parle de « Rouch »

Au sein du corps humain, elle se manifeste par la vitalité, le mouvement, la transformation, la protection, et la chaleur.

Cette notion a été reprise également par des médecins modernes.

  • Claude Bernard parle de « principe directeur »
  • Samuel Hahnemann, l'inventeur de l'homéopathie, cite la « Dynamis » ou « principe vital »
  • d’Albert Schweitzer  lui  le nomme « médecin intérieur »

En médecine traditionnelle chinoise, l'état pathologique provient d’une mauvaise circulation du chi,  ou d’un chi vicié qui engendre la maladie.

La force vitale est essentielle au bon fonctionnement de l’organisme et fait de nous des êtres plein de de vie, de santé, et d’harmonie.

Cette force de vie auto-guérisseuse, est intelligente, si on la laisse faire, elle utilisera tous les moyens à sa disposition pour maintenir la vie ou garder la santé. Elle est l’élément primordial à surveiller, à augmenter, à protéger pour un bon fonctionnement de l’organisme. En cas de défaillance de sa part, ou si elle est trop sollicitée par l’environnement, l’alimentation, les habitudes de vie (stress, sédentarité) les addictions (tabac, alcool) elle maintiendra la vie … au prix d’une maladie qui peut s’installer brusquement ou insidieusement.

La force vitale gère notre processus d’auto-guérison, allant là où l’organisme en a besoin, favorisant l’élimination de ce qui nous empoisonne, par des mécanismes d‘expulsion, en provoquant par exemple des vomissements, des diarrhées, des toux, fièvre ou éruptions.

En effet, grâce à ces processus spontanés, l’organisme tente de se libérer de ses toxines en sollicitant les émonctoires ou organes d’élimination : foie, intestins, reins, poumons, peau,

Si vous mangez un aliment avarié ou contaminé, un des mécanismes de la force vitale est le vomissement afin de se débarrasser au plus vite de l’aliment toxique. Si l’estomac a laissé passer, mais que l’intestin ne supporte pas l’aliment, il va déclencher une diarrhée. Il faut accueillir ces phénomènes avec gratitude (tout en les contrôlant mais sans les éliminer), car ils nous protègent, plus ils sont violents, plus la force vitale est importante. Les bébés par exemple font des poussées de fièvre très intenses. La chaleur tue les microbes. Leur force vitale est importante. Celle-ci décline avec l’âge. Une personne en fin de vie, n’aura pas de réactions brutales. Mais toute une série de symptômes plus légers.

Le journaliste russe Vladimir Youchenko a été empoisonné par un poison très violent, mais il devait avoir une force vitale exceptionnelle. Le poison a été évacué par la peau, il en a été défiguré, mais a eu la vie sauve.

L’acné est un processus similaire d’évacuation des toxines. Ainsi que le psoriasis et l’eczéma (souvent ce dernier est lié à la consommation de produits laitiers qui ne sont pas tolérés). D’ailleurs pour les personnes qui ont des problèmes de peau, avant de traiter la peau, il faut assainir le terrain et supprimer les surcharges, car c’est le foie qui est débordé, donc la peau prend le relais.

En médecine allopathique, en cas d’eczéma, on bloque ce processus d’élimination à l’aide de cortisone par exemple, il s’ensuit un transfert morbide, c’est-à-dire que les toxines enfouies profondément, cherchent un autre exutoire, c’est alors que de l’asthme peut se déclarer. Ces deux maladies sont souvent liées.

Certains ulcères qui ne guérissent pas (ulcère variqueux) sont des émonctoires pathologiques. Ils sont le signe d’une faible vitalité, car les émonctoires physiologiques fonctionnant très mal, les toxines qui doivent malgré tout être éliminées choisissent cette voie pathologique. La meilleure façon de les traiter est avec de l’argile, car avant d’aider à la cicatrisation, elle va drainer les toxines vers l’extérieur.

La Force Vitale participe également à la reconstruction comme par exemple la cicatrisation ou la réparation du tissu osseux après une fracture (une assiette cassée, ne s’auto-répare pas), Chez les lézards, la queue repousse, chez les étoiles de mers aussi, les branches coupées repoussent. Malheureusement chez l’humain un doigt coupé ne repousse pas !! Cependant certains organes comme le foie peuvent se régénérer et les os se ressoudent, la peau aussi se reconstruit.

  1. La fièvre est également un mécanisme de protection qui « brûle » les agents pathogènes qui nous envahissent, voire au passage peuvent détruire des cellules pré-cancéreuses, que nous fabriquons tous à un moment ou à un autre (mais qui la plupart du temps, ne se manifestent pas). C’est souvent lorsque la force vitale décline, que le cancer se déclare (en combinaison avec beaucoup d’autres déséquilibres…)  Il ne faudrait pas prendre des médicaments pour faire baisser la fièvre, mais uniquement la contrôler (chez un nourrisson, notamment elle peut amener à des convulsions) et la maintenir dans une marge raisonnable. On peut faire des bains inférieurs de 2 degrés à la température du corps fiévreux. Ou l’envelopper de serviettes mouillées. La fièvre nous permet de combattre l’infection et est toujours le signe que l’organisme cherche à éliminer quelque chose.
  2. La toux, en cas de fausse route, cherche à se débarrasser au plus vite du corps étranger. En cas de bronchite, c’est le mucus (en excès) qu’elle cherche à éliminer. Par contre le mucus produit habituellement dans les poumons contribue à protéger le système respiratoire en captant et exportant nombre des particules étrangères qui entrent dans le nez ou la bouche à chaque inspiration. En réponse à l'inhalation de particules ou d'allergènes, la sécrétion de mucus augmente.
  3. Le bronzage aussi est une manifestation de la force vitale, qui fonce progressivement la peau pour nous éviter de brûler.

Le corps créé des maladies pour se maintenir en vie. Il se passe dans votre corps des centaines de réactions chimiques par minute, celles-ci ont toutes pour but de maintenir l’équilibre, acido-basique, équilibre en sucre, en sel, en calcium…. Lorsque par exemple l’équilibre acido-basique est rompu, par une mauvaise alimentation et/ou un mode de vie trop sédentaire, les mécanismes normaux qui permettent de tamponner les acides, ne sont plus suffisants, le corps va donc chercher dans ses bases (les os, les dents de quoi tamponner, c-à-d neutraliser les acides). Il s’ensuit plusieurs pathologies, une déminéralisation des os et des dents qui les fragilise, les résidus de la réaction tampon, sont des cristaux, qui viennent se loger dans les articulations provoquant de l’arthrose, ainsi que dans les reins ou le foie (calculs rénaux ou hépato-biliaires) ainsi que dans les oreilles (cristaux qui peuvent provoquer vertiges ou acouphènes). Ainsi le corps au prix de la maladie (arthrose ou calculs) maintient la vie. Car si le sang s’acidifie c’est la mort. Or on peut vivre longtemps … en souffrant… avec de l’arthrose.

Lors d’une médication chimique (molécules de synthèses, médicaments), on cherche à bloquer les symptômes gênants qui sont des manifestations de la force vitale. Certes, ils peuvent vous gêner ou vous faire souffrir mais ils sont les signaux qui vous avertissent que l’organisme est encrassé.

En naturopathie, c’est la force vitale qui est observée et stimulée afin d’aider l’organisme à retrouver la santé le plus respectueusement possible. En drainant les émonctoires de façon à nettoyer l’organisme de ses toxines et toxiques. On ne stimule pas n’importe comment les émonctoires, car cela fatigue, l’organe. Par exemple si un rein fonctionne mal, on ne va pas utiliser de plantes drainantes. Plus la force vitale est basse, plus le drainage devra être doux. Mieux vaut prendre le temps. Si la force vitale est suffisante on peut utiliser des moyens plus puissants et plus rapides. « d’abord ne pas nuire » est une devise des naturopathes, qui suivent les traces d’Hippocrate. Afin d’évaluer l’état de la Force Vitale les naturopathes utilisent pour cela l’observation physique de la personne, son tempérament (toujours selon Hippocrate), l’état de sa peau, de ses ongles..., l’iridologie et un questionnaire précis concernant les fonctions vitales.

On peut considérer la force vitale comme une bougie, qui se consume tout au long de notre vie. La force vitale à la naissance est héréditaire, certains naissent avec une grosse bougie, d’autres une plus petite. La bougie se consume tout au long de notre vie. Mais des personnes avec une grande force vitale, ne connaissant donc pas leurs limites auront tendance à brûler la bougie par les deux bouts. Fort heureusement, la bougie est munie de deux batteries que l’on peut recharger : le système nerveux et le système endocrinien.

Si l’on recharge régulièrement ses batteries, on pourra vivre longtemps, même si on a une faible énergie vitale à la naissance. D’un autre côté, une personne qui ne vit que sur sa bougie, sans jamais recharger les batteries, ne vivra pas forcément très longtemps. Car elle peut se permettre des excès très importants, sans en souffrir. Jusqu’au jour où… cette énergie vitale de base est totalement épuisée. Des pathologies graves surviennent surprenant cette personne qui a toujours jouit d'une santé de fer.

Comment recharger ses batteries ?

D’abord par le repos :

Les 3 repos : digestif, physique et émotionnel

  • Le repos digestif c’est ce que vous faites lorsque vous jeûner. Vous permettez à votre système digestif de se reposer, de se régénérer et toute l’énergie qui n’est pas mise au service de la digestion, sera utilisée pour l’auto-guérison et la recharge en énergie vitale. On croit à tort qu’il faut absolument manger pour avoir de l’énergie. Or tout dépend des aliments que l’on ingère. Certains nous pompent plus d’énergie que ce qu’ils nous apportent (d’où les coups de fatigue après les repas et la bonne habitude de la sieste) d’ailleurs le corps pour bien digérer, doit mettre ses autres fonctions en veilleuse (système parasympathique). Seuls les aliments riches en nutriments (vitamines, oligo-éléments…) fruits, légumes, frais, nous apportent plus d’énergie qu’ils ne nous en prennent. Bien entendu les protéines sont importantes pour le métabolisme, mais il ne faut pas en abuser. 1gr par jour et par kilo de poids corporel est suffisant. Nous dépassons bien souvent cette dose, surtout avec des protéines animales, qui encrassent l’organisme.

Vous jeûnez également toutes les nuits. C’est le moment où le corps se régénère le plus. Ce jeune peut être prolongé jusqu’au repas de midi. Il est intéressant aussi de faire un jeûne répété de 16 h tous les jours (en supprimant le petit déjeuner) quand on n’a pas la possibilité de pratiquer un jeûne long.

Tout savoir sur le jeûne

  • Le repos physique : c’est le repos allongé, soit en dormant, soit dans la journée, simplement allongé dans le silence.

D’ailleurs une personne qui s’écoute, lorsqu’elle est malade, n’a pas envie de manger, et cherche à se reposer, en dormant ou en étant allongée. Son corps à ce moment-là a vraiment besoin de repos pour combattre la maladie et se régénérer. Les animaux le font aussi spontanément. Un arrêt maladie est souvent aussi, voire plus efficace que des antibiotiques. Mais quand la productivité est en jeu…

  • Le repos psychique et émotionnel : dans nos civilisations c’est peut-être le plus difficile à réaliser. Il faut s’éloigner des sources de stress, des conflits, des sollicitations de toutes nature (téléphone, ordinateur, télé, radio). Se prendre des moments pour soi, pour méditer voir au minimum être dans le silence.

Se relaxer, savoir faire cesser le bavardage mental, le petit vélo dans la tête. On peut aussi pratiquer des activités physiques douces, yoga, tai chi… qui aident à se poser, à être présent à son corps. En effet notre énergie vitale est influencée par notre hygiène de vie et notre façon d’accueillir les évènéments considérés comme positifs ou négatifs.

  • Les pensées positives agissent sur le système parasympathique et la sécrétion d’hormones qui régénère l’organisme.

A l’inverse, les pensées négatives influencent la sécrétion des glandes surrénales (adrénaline, cortisol) et le système orthosympathique, cela provoque un stress permanent et finit par épuiser l’organisme contraint de vivre sur une défensive constante.

En plus de recharger sa force vitale, on peut aussi la stimuler par une bonne hygiène de vie comprenant l’alimentation, les exercices physiques, la phytothérapie,  l’hydrologie: bains chauds, froids, sauna, hammam, lavements..

Toutes les techniques qui apportent de l’énergie participent au maintien de la Force Vitale.

  • La connexion avec la nature est un très bon moyen de régénérer sa force vitale. L’air pur de la montagne, l’eau en mouvement, rivière, cascade, mer, les plantes, la forêt, le soleil, qui nous réchauffe de ses rayons et nous donne son énergie (cela est perceptible directement, on est de meilleur humeur quand il fait beau, on est ragaillardi quand on se baigne dans une eau naturelle).

La nature nous permet de nous recharger en ions négatifs. La ville est saturée d’ions positifs qui nous vident de notre énergie, la nature nous en donne. De plus elle nous permet d’être dans le silence, face à la beauté de ses paysages. Cela repose à la fois, le mental, les yeux, les oreilles, les poumons, … loin de toutes pollutions atmosphérique, visuelle, auditive. En ville et au travail nos sens et notre esprit sont constamment sollicités, voire agressés. La nature nous permet de nous déconnecter, de recharger nos batteries, de régénérer notre force vitale, auto-guérisseuse.

Comment évaluer l’énergie vitale ?

Comme déjà évoqué, c’est le rôle du naturopathe de faire un bilan de vitalité pour apprécier la vitalité du sujet, à travers un entretien et des questions sur les habitudes de vie, l’alimentation, le sommeil, le stress…. Il cherche aussi à définir le terrain du sujet en déterminant ses points forts et ses points faibles afin d’individualiser ses conseils, ses cures et le choix de techniques spécifiques

Le bilan de vitalité naturopathique utilise principalement la morpho-typologie pour découvrir la constitution innée du sujet qui est son capital génétique. Il utilise également l’iridologie, science qui étudie l’iris de l’œil. Des signes observables donnent une impression générale de l’état de santé et du terrain.

En fonction du bilan de vitalité, le naturopathe propose un programme d’hygiène de vie individualisé : meilleure alimentation, gestion du stress (par la respiration…), phytologie (plantes, huiles essentielles), hydrologie (sauna, bains chauds et froids…), réflexologie, activités physiques, techniques manuelles (massage bien-être)…

Le naturopathe cherche à favoriser la santé par l’auto-guérison et non à aller contre la maladie. L’énergie vitale doit être aussi suffisante, c’est pourquoi elle est évaluée.

A vous de prendre soin de ce cadeau précieux qui vous a été offert à la naissance.

Tout ceci est admirablement démontré dans le film "HEAL"

Ainsi que dans le film "REGENERATION"

Prenez soin de votre corps afin que votre âme ait envie d’y rester longtemps.


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