Nutrition

Les pesticides (insecticides, fongicides et engrais chimiques) utilisés en agriculture conventionnelle nous intoxiquent. C'est pourquoi de plus en plus de consommateurs se tournent vers la nourriture bio.

Le reproche qui est fait le plus souvent à la nourriture bio, c’est son coût élevé. Ce coût s'explique car son mode de culture sans pesticides représente plus de travail pour les agriculteurs: Il faut désherber à la main ou avec des moyens mécaniques et il y a plus de pertes liée aux nuisibles et comme les cultures ne sont pas forcées avec des engrais chimiques, les plantes poussent plus lentement, les récoltes sont retardées. Ceci a pourtant un avantage car les saveurs se développent davantage.

Il est possible de manger très sainement de la nourriture biologique pour se faire du bien à soi-même ainsi qu’à la planète, sans dépenser forcément plus, en s’organisant et en anticipant notamment.

MANGER MIEUX

Lorsque vous analysez votre ticket de courses vous remarquerez que les aliments qui coûtent le plus cher sont:

  • La viande
  • le poisson
  • le fromage
  • l'alcool
  • les plats préparés
  • les sodas
  • les sucreries,

or ils s'avèrent que ce sont justement ceux-ci les moins indispensables, voire les plus nocifs pour la santé. Vous ferez donc de belles économies en les supprimant ou en les limitant. 

Les aliments de base, eux ne sont pas si chers: légumes, riz, légumineuses, fruits, huiles, etc... Ce sont ceux-ci qu'il faut privilégier!

CHANGER SES HABITUDES

Si l’on mange bio c’est pour prendre soin de sa santé, ceci doit aussi s’accompagner d’un changement d’habitudes. Le premier conseil, c’est d’acheter moins mais mieux, en tous cas différemment. La différence de goût et l’amélioration de votre état de santé vous inciteront à poursuivre l’expérience !

  • Ne pas consommer de produits transformés (bourrés d’additifs et de conservateurs), mais préparer soi-même ses plats à l’aide de produits simples, revient nettement moins cher. Certes tout le monde n’est pas doué pour la cuisine. Commencez par des plats simples, et perfectionnez-vous petit à petit. Il existe sur internet de nombreuses vidéos de recettes.
  • L'alcool devrait être réservé aux grandes occasions. En consommer quotidiennement n'est absolument pas nécessaire et bien sûr déconseillé si l'on veut prendre soin de sa santé. Lors des rares occasions préférer le vin, ou la bière bio, sans pesticides, ni engrais de synthèse.
  • En augmentant la part de légumes et de fruits, riches en micronutriments, et faciles à digérer, la part consacrée aux protéines animales (viandes, poissons, fromages,…) diminue de fait. Or ces derniers aliments, sont nocifs en excès et coûtent nettement plus cher.
  • Réduire la part de protéines animales, permet donc de faire des économies, qui pourront être consacrés à l’achat de produits frais bio.

La viande bio est effectivement un luxe que peu de personnes peuvent se permettre. Cependant que signifie exactement « viande bio » ? Une viande ne contenant pas de médicaments de toute sorte, des animaux nourris avec des céréales bio ? Mais au fait, pourquoi les animaux sont-ils gavés d’antibiotiques ? Et là se pose la question des conditions de vie de l’animal. Le label rouge (qui n’est pas estampillé bio) propose des garanties proches voire identique au bio en matière de condition d’élevage, tout en étant moins cher.

ACHETER DIFFEREMMENT

  • Pour consommer de la viande de qualité à moindre coût, sachez qu’il n’y a pas que le steak à rôtir, les « bas morceaux » (ceux qui sont en bas de la bête: les pattes), sont des viandes moins tendres à faire bouillir ou à braiser. Ils sont faciles à préparer, il suffit de les plonger dans un bouillon de légumes et attendre que cela cuise tout en faisant autre chose.
  • La côte de porc « seconde »  est moins chère que la côte de porc mais aussi savoureuse. Enfin en cuisinant de la viande bio, il y a moins de perte à la cuisson, cela permet de rattraper en partie l’écart de prix.
  • Acheter le poulet entier revient 2 à 3 fois moins cher qu’en achetant des escalopes, de plus la viande est moins sèche, les restes peuvent se préparer en salade ou en émincés le lendemain. Avec la carcasse vous pouvez préparer un délicieux bouillon.
  • La viande bio vendue en lot est plus économique qu’au détail. Si lors de vos déplacements vous trouvez un producteur bio c’est encore mieux de lui acheter directement, il en va de même pour les fromages.
  • Pour les poissons il n’existe pas de bio, (car toutes les mers sont polluées) sauf les poissons d’élevage. Il est préférable donc de choisir des petits poissons qui se trouvent au début de la chaîne alimentaire et qui ont moins concentré les métaux lourds. Il se trouvent que les anchois, sardines et maquereaux, qui de plus sont des poissons gras riches en omégas 3, réunissent ces qualités et de plus ils sont bon marché. Ce sont donc ceux-ci qu’ils faut privilégier. Tout en restant raisonnable sur la quantité de protéines animales.
  • Les légumineuses, sont des sources très intéressantes de protéines végétales, qui ne coûtent pas cher du tout Vous pouvez les acheter en bocaux ou en conserve pour une utilisation immédiate, ou secs au rayon vrac pour une économie encore plus importante. Il faudra dans ce cas les faire tremper. En les faisant tremper pendant une nuit, vous réveillez le germe et décuplez leur vitalité, (plus de vitamines, plus d’enzymes et une meilleure digestion)
  • Ces légumes secs : lentilles, haricots, pois chiches… lorsqu’ils sont mélangés à des céréales, (ex : lentilles et riz, pois chiches et semoule) vous apportent la totalité des acides animés apportés par la viande. Vous pouvez les cuire ensemble pour plus de facilité.
  • Pour consommer des légumes bio, local et de saison, essayez de trouver une AMAP ou un panier bio près de chez vous. En principe les fruits et légumes de saison reviennent moins cher que ceux qui sont produits hors saison, en serre, ou à l’étranger.
  • Faire ses courses en fin de marché permet souvent de bénéficier des prix attractifs, car les vendeurs cherchent à se débarrasser de leur marchandise, surtout si le lendemain est un jour férié.
  • Apprenez à connaître les végétaux de saison. Ils seront plus riches en vitamines également si l’on respecte leur rythme naturel et nettement plus goûteux.
  • Lorsque vous partez en vacances ou en week-end, repérez les fermes. Acheter directement aux producteurs bio locaux, (fromages, fruits légumes, viandes) permet aussi en limitant les intermédiaires de faire des économies. Et il est tout de même plus rassurant d'avoir acheté son fromage de  chèvre à un petit producteur, qu'au supermarché qui commande en grosses quantité à des "fermes usines", où les animaux de surcroît sont maltraités. En outre certains fruits qui se gardent longtemps (pommes, noix, par exemple …) peuvent être achetés en grande quantité et à tarif intéressant. Avec les autres fruits en excédent vous pouvez faire des confitures, des coulis, ou les congeler. 
  • Certains producteurs de fruits qui sont surtout longs à cueillir, d’où leur prix (ex : les cerises et les fraises) vous proposent l’accès à leurs cultures. Vous cueillez vous-même et à la fin vous pesez et payez ce que vous avez dans le panier (et non pas ce que vous avez mis directement dans votre bouche pendant la cueillette).
  • Achetez au rayon vrac du magasin bio, tout ce qui est disponible en vrac par ex : les légumineuses (légumes secs), les fruits secs oléagineux (amandes, noix, noisettes, …), les céréales (blé, riz, quinoa,…), le sucre, la noix de coco râpée ; les graines (lin, chia, tournesol, courge, …), la levure de bière, permet de les payer beaucoup moins que les produits emballés. Il est important de vérifier le poids au kilo, vous pourrez vous apercevoir que parfois, ils sont au même prix, voire moindre que ceux non bios vendus au supermarché. Enfin, faites attention tout de même, aux tarifs qui peuvent fluctuer sur certaines denrées, (ex ; les amandes) et passer du simple au double. Dans ce cas abstenez-vous ou choisissez un autre oléagineux moins cher.

  • Il existe des enseignes où le vin, l’huile, les produits ménagers et beaucoup d’autres denrées peuvent être achetées en vrac également. Pour les œufs, dans certains magasins bio si vous ramenez vos boîtes vous les paierez moins cher.

  • Vous pouvez aussi vous fournir auprès d'une épicerie bio solidaire, qui fonctionne sous forme associative, sans salarié, avec des bénévoles, les prix y sont vraiment très intéressants.

SE RECONNECTER A LA TERRE

  • Si vous avez la chance d'avoir un jardin, profitez-en pour faire un potager ou planter un arbre fruitier. Quel plaisir pour le palais de récolter vos crudités quelques minutes avant de passer à table. Une fois que vous aurez goûté aux tomates de votre jardin vous trouverez bien insipides les tomates que proposent les supermarchés à tous moments de l'année. Si votre voisin a lui aussi un potager n'hésitez pas troquer avec lui vos excédents de légumes, contre d'autres variétés. Laissez monter en graines un ou deux plants pour avoir des graines pour l'année suivante. 
  • De plus vos déchets verts seront recyclés en compost qui enrichiront au fur et à mesure vos plantations.
  • Si pour des raison de coût, vous avez à faire un choix, achetez plutôt en bio les aliments qui poussent hors de terre : pommes, poivrons, fraises, salades. Ils sont très demandés par les clients et sont cultivés intensivement à grands renforts de pesticides À l’inverse, les légumes plus rustiques, qui poussent sous terre : oignons, ail, pommes de terre, carottes, sont moins vulnérables aux insectes et donc moins traités. Vous pourrez donc les achetez en conventionnel. Pour les débarrasser d'un maximum de pesticides faites les tremper dans de l'eau additionnée de bicarbonate ou de vinaigre et ensuite frottez-les bien.
  • Pour les herbes aromatiques (menthe, basilc, ciboulette, persil, coriandre, …) il est facile de les faire pousser dans son jardin, ou en pot sur son balcon voire un rebord de fenêtre pour en avoir toujours sous la main à moindre frais.
  • Lorsque vous vous promenez, selon la région où vous vous trouvez, vous pourrez cueillir et ramasser de nombreuses plantes comestibles dans la nature: ail des ours, pissenlit, roquette sauvage, fenouil, asperges sauvages, champignons (attention ne ramassez que ceux que vous connaissez bien), noix, noisettes, châtaignes, baies : (mûres, framboise, myrtilles, fraises des bois, argousier,.. ) thym, romarin, sarriette. Le plaisir de consommer le fruit de vos cueillettes est indescriptible et le goût des plantes sauvages, qui de plus ne vous ont rien coûté, est encore meilleur. Il existe des stages et des formations pour apprendre à les reconnaître. (Me contacter)

MANGER COMPLET EST PLUS RASSASIANT

  • Le blé et les autres céréales sont également  arrosés de produits chimiques, d’où l’intérêt de consommer du pain bio. Celui-ci est certes plus cher que la baguette, mais il est nettement plus rassasiant et de plus se conserve plusieurs jours, ce qui permet pour le même prix de consommer du pain bio. Ceci est valable aussi pour les autres aliments complets : pâtes, riz, farine,... qui sont plus nutritifs. De plus, achetés en vrac, les pâtes, la semoule et le riz bio sont au même prix qu’en agriculture conventionnelle, alors qu’ils sont plus nourrissants.
  • De même le sucre complet rapadura ou muscovado qui est non seulement pourvu de minéraux absents dans le sucre blanc a également un pouvoir sucrant supérieur, ce qui permet de diminuer la dose.
  • Idem pour le sel gris, non raffiné.

FAIRE SOI-MÊME

  • Si vous êtes adeptes des laits végétaux, sachez que les faire soi-même est extrêmement simple et peu onéreux, ensuite avec ces mêmes laits vous pourrez faire vos yaourts.
  • De même avec de la bonne farine bio, faire son pain soi-même revient nettement moins cher que d’acheter du pain. Il en va de même des graines germées qui sont un jeu d’enfant à préparer en quelques jours.
  • Le tartare d'algues qui est une bonne façon de consommer es algues, sources de vitalité est vendu cher mais est très économique à préparer.
  • Le kefir et le kombucha sont vendus à prix d’or en magasin, il est pourtant très facile et très économique également de préparer ces boissons plaisir et santé, riches en probiotiques, chez soi. (Contactez-moi pour connaître les dates des prochains ateliers et pour obtenir des souches)

S'ORGANISER - ANTICIPER

Ayez toujours chez vous un minimum d’ingrédients de base pour pouvoir préparer un repas et n’être pas obligés de recourir à la facilité d’acheter des plats tout prêt.

Surtout ne faites pas vos courses le ventre vide, car il est tentant à ce moment de sauter sur des aliments rapides à préparer et plus chers.

Préparer ses repas soi-même demande un peu plus de temps, (ce temps diminue lorsqu’on en prend l’habitude) mais c’est du temps de vie en bonne santé que vous rajoutez à votre vie… et peut-être du temps en moins pour des activités futiles. Tout est une question de choix.

NE PAS GASPILLER

  • Faire des économies consiste également à ne pas gaspiller la nourriture, pour cela on en revient à l'anticipation et l'organisation. Inutile d'acheter des grosses quantités, si vous pensez ne pas pouvoir les consommer rapidement, pour les jeter ensuite.
  • Si malgré tout c'est le cas, sachez que vous pouvez cuisinez les restes. Avec des légumes défraîchis vous pouvez faire une bonne soupe, et ensuite la congeler si vous ne consommer pas tout. Avec un reste de poêlée de légumes, ou de riz, de légumineuses ou de pommes de terre, soit vous les rajoutez dans une omelette ou une soupe (une fois mixée il n'y a plus de différence avec les autres légumes), soit vous en faites une tarte aux légumes, en rajoutant par exemple 3 oeufs et du fromage blanc ou de la crème fraîche, voire du lait ou de la crème végétale, des épices et des herbes. C'est délicieux. Des légumes cuits peuvent également servir à faire des steaks végétaux, ou une sauce pour les pâtes, en y ajoutant quelques tomates fraîches de l'ail et de l'oignon, ou
  • Avec les fanes des radis, lorsque celles-ci sont encore bien fraîches n'hésitez pas à faire de délicieux pesto. Les épluchures et les parties moins nobles de certains légumes (s'ils sont bio on peut tout consommer) peuvent contribuer à préparer un délicieux bouillon.

CUISINER MAISON

Certes tous ces conseils demandent de consacrer un peu plus de temps à faire la cuisine et dans une vie active il n'est pas toujours facile d'en trouver. Commencez à faire ces petits changements pendant les vacances et les week-ends. Quand votre santé s'améliorera, et que vous aurez plus d'énergie, que vous aurez appris à vous organiser pour cuisiner à l'avance les plats les plus longs à préparer; cuisiner et manger de la nourriture plus saine, plus nourrissante et plus goûteuse deviendra un vrai plaisir.

MANGER MOINS POUR VIVRE PLUS  LONGTEMPS

Enfin, vous pouvez également réduire votre budget nourriture, tout en privilégiant la qualité, en réduisant les quantités que vous consommez. Une certaine frugalité accroît la longévité. A Okinawa, "l'île des centenaires", les habitants pratiquent la frugalité volontaire. Chez eux, il est de coutume de ne remplir son estomac qu'à 80%. 

Si le bio a un coût, la santé, elle, n’a pas de prix et s’en préoccuper avant de tomber malade, c’est également faire des économies.

AIDE-TOI, LA NATURE T'AIDERA!

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